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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 17:55
Un nouvel exemple à analyser.

Il s’agira ici, à partir de l’exemple de l’Escargot des haies, Cepaea nemoralis, de retrouver les différentes conditions de la sélection naturelle et de montrer que celle-ci oriente le polymorphisme des populations tout en le conservant.

 


 

Document 1 : La coquille de l’Escargot des haies.
 

 

 Document 2 :

 

 

Croisements

jaune x jaune

(j )x (j)

rose x rose

(R) x (R)

rayé x rayé

(b) x (b)

non rayé x non rayé

(B°) x (B°)

Résultats, quelques soient les conditions de milieu

Jaunes (j)

Roses (R)

ou jaunes (j)

 

Rayés (b)

Rayés (b)

ou non rayés (B°)

 


Document 3 : Les caractéristiques de différentes populations d’Escargots des haies.

 

Populations Coquilles jaunes Coquilles rayées
haies environ 70 % environ 70 %
hêtraies environ 20 % environ 20 %
chênaies environ 20 % environ 40 %






Document 4 :

La grive, prédateur naturel de l’Escargot des haies. Document CNRS.        Enclume à escargots


             

 

 


             


 
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 07:29

 LUNDI 9 FÉVRIER 2009 / 20H35

Espèces d'espèces

Documentaire (Sciences et technique)



FICHE DETAILLEE


Genre : Documentaire (Sciences et technique)
Réalisateur : Denis Van Waerebeke
Auteur : Vincent Gaullier, Denis Van Waerebeke
Durée : 50 minutes
Année : 2008.
Pays : France.

Rediffusion :  Mardi 17 février 2009 / 23h00 / LA UNE


RÉSUMÉ

A l'occasion du bicentenaire de la naissance du naturaliste Charles Darwin (1809-1882), ce document se propose, sous forme de saynètes et d'animations, d'expliquer comment sont répertoriées les différentes espèces vivantes. Au fil des images, le narrateur décrit comment les hommes, constatant l'étonnante diversité des créatures, ont décidé un jour de les classer scientifiquement, donnant ainsi naissance à la taxinomie. De nombreux systèmes de classification ont ainsi été inventés par les scientifiques, du plus primaire au plus subtil, du plus rationnel au plus arbitraire. Ils constituent une façon de repérer les affinités entre les espèces, mais ausi de reconstituer leur arbre généalogique commun.




CRITIQUE TELERAMA

2T

Épatant ? Jubilatoire ? Admirable ? Il faudrait forer les strates inférieures du vocabulaire pour éviter les clichés de surface et dénicher l'adjectif flatteur que mérite ce documentaire scientifique. Un film grand public et grande classe qui revêt le voile de l'humour décalé et de la bonne humeur pour décrire les ramifications inextricables de l'arbre de la vie, des eucaryotes aux bactéries en passant par les archées. Qu'est-ce qu'une espèce ? Comment les différencier les unes des autres ? Où se situe l'être humain dans ces branchages (entre cinq et cent millions d'espèces vivantes sur terre) ? Qui sont nos cousins les plus proches ? Ne faudrait-il pas faire preuve de modestie face à l'amibe ?


Porté par des illustrations claires et souvent pleines d'imagination, et par un montage son qui dérouille le tympan, le film répond à une foule de questions, sans éluder les austères ­termes scientifiques mais sans jamais perdre le spectateur dans les dédales du jargon. Son fil rouge : un narrateur un peu givré, un peu tête à claques, qui joue le Candide de service avec un beau talent. Les enfants et les nuls en biologie comprendront tout. Mieux, avant d'aller se coucher, ils auront une idée plus précise de leur place exacte sur la planète (à l'heure où la biodiversité s'effondre comme un château de gènes). La vulgarisation scien tifique est un art compliqué et ingrat. En l'espèce, Espèces d'espèces passe haut la main l'épreuve de la sélection télévisuelle.

Nicolas Delesalle

Télérama, Samedi 7 février 2009 

 
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 12:35


Un troisième exemple à analyser.


La drépanocytose est une des maladies génétiques les plus fréquentes dans le monde.

 

La drépanocytose est  une anomalie de l'hémoglobine (protéine des globules rouges qui permet de transporter le dioxygène jusqu'aux organes).
L'hémoglobine normalement présente dans les globules rouges est appelée hémoglobine "A". Chez les sujets atteints de drépanocytose, l'hémoglobine A est remplacée par l'hémoglobine S appelée aussi hémoglobine drépanocytaire.


L'hémoglobine drépanocytaire, fibreuse, est capable de déformer le globule rouge qui la contient pour donner à cette cellule un aspect en faucille appelé drépanocyte. De ce fait le globule rouge ainsi déformé, perd sa capacité à circuler dans les petits vaisseaux sanguins, se bloque et entrave la livraison d'oxygène.


Devenus également fragiles, un certain nombre de globules rouges se brisent, provoquant une anémie. C'est pourquoi la drépanocytose se caractérise principalement au plan clinique par des crises extrêmement douloureuses d'obstruction des petits vaisseaux, dites vaso-occlusives (CVO). La répétition des crises drépanocytaires et de l'anémie associée est responsable de sévères lésions, en particulier des reins, des poumons, des os, du système nerveux central ...

 


 

L'hémoglobine S fibreuse déforme le globule rouge Des globules rouges déformés  : les drépanocytes


La drépanocytose est un maladie héréditaire, autosomale récessive, due à une mutation unique, ponctuelle, du gène de la bêta globine situé sur le chromosome 11. La mutation du 6 ème codon (GAG6GTG ) entraîne le remplacement de l'acide glutamique 6 par de la valine (Glu6Val). 

 La version mutée (l'allèle S) de ce gène est responsable de l'anémie falciforme. C'est un allèle récessif : il faut que les deux copies de ce gène soient mutées pour que l'individu soit malade. Ainsi, un individu ne peut donc être atteint que si ses deux parents lui ont transmis l'allèle (S) responsable ; il est alors dit homozygote (S/S).

 

 

Probabilités de transmission de la drépanocytose pour un couple à risques.


Le paludisme est une parasitose due à un protozoaire transmis par la piqûre d'un moustique femelle, l'Anophèle. Le parasite circule dans le sang, colonise les globules rouges et les détruit. Contrairement à la drépanocytose, ce n'est donc pas une maladie génétique.



Expliquez avec les cartes ci-dessous que la fréquence élevée de malades drépanocytaires dans certaines régions du globe peut s'expliquer par les mécanismes de la sélection naturelle.


 

                         
           Répartition de l'allèle S        Répartition du paludisme

 

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 16:21


Un deuxième exemple à analyser.


Avec ces quelques documents, montrez que la sélection naturelle peut expliquer les ressemblances entre ces deux espèces ainsi que la conservation de leurs phénotypes.


 

Un venimeux serpent-corail Une inoffensive couleuvre Faux-corail
   
   
Courbe d'apprentissage Une prédation homogénéisante

 

 



 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 00:00

Terminales S. SVT

 

Here, then, I had at last got a theory by which to work; but I was so anxious to avoid prejudice, that I determined not for some time to write even the briefest sketch of it. 


J'avais donc enfin trouvé une théorie sur laquelle travailler; mais je craignais tant les éventuelles incompréhensions que je me décidais à n'en pas écrire la moindre esquisse.

L'autobiographie.

 

 

Conformément au B.O. HS n°5, 30 août 2001.

 

Un exemple pour mieux comprendre la sélection naturelle : la Phalène du Bouleau.

 

 

1ère condition : la population est polymorphe.

 

On distingue deux formes de Phalène du Bouleau :

 

une variété claire (typica) une variété sombre (carbonaria)

 

2ème condition : ce polymorphisme est d'origine génétique.

 

 

 

Croisement typica x typica

 

Croisement carbonaria x carbonaria

Résultats,

quelque soit le milieu          

Uniquement des formes typica Formes typica et carbonaria

 

 

Deux allèles d'un gène sont donc mis en jeu : l'allèle typica récessif, l'allèle carbonaria dominant. 

Les caractéristiques des parents peuvent être transmises aux générations suivantes.

 

3ème condition : certains allèles permettent une meilleure chance de survie et/ou de reproduction.

 

 

 

Un polymorphisme différents d'une région à une autre Des chances de survie différentes d'une région à une autre
   


Phalènes sur les troncs clairs de régions non polluées Phalènes sur troncs sombres de régions polluées




     Dans les environnements non pollués, les troncs d'arbres recouverts de lichens sont plus clairs. Les Phalènes typica, mieux camouflées, échappent à leurs prédateurs et ont plus de chances de transmettre leurs allèles aux générations suivantes.

 

     Au contraire, dans les environnements plus pollués, les troncs d'arbres dépourvus de lichens sont plus sombres. Les Phalènes carbonaria, mieux camouflées, échappent à leurs prédateurs et ont plus de chances de transmettre leurs allèles aux générations suivantes.

 

 

Les allèles qui confèrent un avantage sélectif aux individus qui en sont porteurs ont une probabilité plus grande de se répandre dans la population. La sélection naturelle oriente le polymorphisme des populations.

La sélection naturelle explique ainsi l'adaptation au milieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 10:23



Terminales S. SVT.


" In considering the Origin of Species, it is quite conceivable that a naturalist, reflecting on the mutual affinities of organic beings, on their embryological relations, their geographical distribution, geological succession, and other such facts, might come to the conclusion that species had not been independently created, but had descended, like varieties, from other species."
 

" On comprend facilement qu’un naturaliste qui aborde l’étude de l’origine des espèces et qui observe les affinités mutuelles des êtres organisés, leurs rapports embryologiques, leur distribution géographique, leur succession géologique et d’autres faits analogues, en arrive à la conclusion que les espèces n’ont pas été créées indépendamment les unes des autres, mais que, comme les variétés, elles descendent d’autres espèces."

L’Origine Des Espèces. Introduction.


Conformément au B.O. HS n°5, 30 août 2001.

Recherche de parenté chez les Vertébrés, établissement de phylogénies à partir de :

- données anatomiques,
- embryonnaires,
- moléculaires.
 





" But when I found that many naturalists fully accepted the doctrine of the evolution of species, it seemed to me advisable to work up such notes as I possessed and to publish a special treatise on the origin of man."

" Mais quand je constatais que de nombreux naturalistes acceptaient pleinement la doctrine de l'évolution des espèces, il me parut opportun de travailler sur les notes déjà en ma possession, et de publier un traité spécialement sur l'origine de l'homme."
L'autobiographie.



La lignée humaine :

- La place de l'Homme dans le règne animal
- Les critères d'appartenance à la lignée humaine
- Le caractère buissonnant de la lignée humaine
- L'origine des hommes modernes, Homo sapiens.

 

              
Place de l'Homme dans le règne animal avec le logiciel Phylogène Squelette de Lucy








  

         
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